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Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson, duc de Bronte¤

Référence: Sg8nelson.edp

Né le 29 septembre 1758

Vice-amiral britannique, commandait la flotte britannique à la bataille

de Trafalgare

Mort le 21 octobre 1805

Dimension: 13 cm

Alliage : 95 % Etain.

Etain massif coulé.


Finition de l'etain  Satiné.

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62,90 € TTC

Sg8nelson.edp

Disponibilité : Disponible suivant Fabrication

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Horatio Nelson

Horatio Nelson
Horatio Nelson

Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson, duc de Bronte, né le 29 septembre 1758 à Burnham Thorpe et mort le 21 octobre 1805 au large du cap de Trafalgar, est un vice-amiral  britannique. Il s'est illustré pendant les guerres de la Révolution française etnapoléoniennes notamment à la bataille de Trafalgar, où il remporte une victoire décisive pour la Grande-Bretagne, qui inaugure la suprématie de la Royal Navy, mais y perd la vie. Il est couramment appelé l’Amiral Nelson par les Français et Lord Nelson par les Anglo-saxons.

Nelson n'hésite pas à utiliser toutes les tactiques sans rester prisonnier de schémas traditionnels comme ses collègues, ce qui lui vaut une réputation d'officier insubordonné. Il a le don d'inciter ses hommes à donner le meilleur d'eux-mêmes. Son courage dans l'action et l'image d'héroïsme que lui valent ses nombreuses blessures en font de son vivant même une figure vénérée.

En 1798, alors qu'il est marié depuis 1787, Nelson a une liaison passionnée avec Emma Hamilton, l'épouse de l'ambassadeurbritannique à Naples William Hamilton. Emma devient sa maîtresse, vit ouvertement avec lui à son retour en Angleterre et lui donne une fille, Horatia.

Au moment de sa mort en 1805, Nelson est considéré comme un héros et reçoit des funérailles nationales. De nombreux monuments célèbrent sa mémoire, notamment la colonne Nelson au cœur de Trafalgar Square à Londres.

Biographie 

 

Famille et enfance 

Le RévérendEdmund Nelson, père de Horatio.
Catherine Suckling, mère de Horatio.

Horatio Nelson est né à Burnham Thorpe dans le comté de Norfolk en Angleterre. Fils de bonne famille, il est le sixième des onze enfants du révérend Edmund Nelson et de Catherine Suckling, dont certains sont morts en bas âge. Sa mère, qu'il perd à l'âge de neuf ans, était la petite-nièce de Lord Robert Walpole, comte d'Orford, considéré de facto comme le premier Premier ministre du parlement du Royaume-Uni2. Catherine vivait dans le village de Barsham dans le comté duSuffolk et se maria avec Edmund le 11 mai 1749. Le nom de Horatio provient de son parrain, Horace Walpole.

Nelson étudie brièvement à la Paston Grammar School de North Walsham, où il se lie d'amitié avec plusieurs condisciples, comme Levett Hanson, correspondant de Nelson jusqu'à sa mort. Nelson étudie également à la Norwich School et il apprend la navigation à Barton Broad avant de s'engager dans la Royal Navy. En effet, son oncle maternel, l'officier de marine Maurice Suckling avait décidé de s'occuper de l'avenir de Horatio pour aider Edmund à la mort de Catherine.

 

Débuts de sa carrière navale 

Sa carrière débute le 1er janvier 1771, quand il devient matelot et patron de canot sur le vaisseau de guerre de 3e rang HMS Raisonnable, commandé par Maurice Suckling, mais le départ est reculé de trois mois durant lesquels le Raisonnable entre à l'arsenal pour réparations et Horatio est renvoyé à l'école. À la mi-mars, après son arrivée à bord, Nelson est nommé aspirant et commence une formation d'officier. Nelson découvre qu'il souffre du mal de mer, un problème chronique qui le poursuivra le reste de sa vie.

Le HMS Raisonnable est armé durant une période de tension avec l'Espagne, mais quand le calme revient, Suckling passe sur le HMS Triumph, un navire degarde-côtes basé près du Nore. Il inscrit Horatio comme aspirant sur le Triumph mais préfère le faire embarquer à bord d'un navire marchand où sa formation devrait être plus fructueuse, Nelson est envoyé pour servir à bord d'un Indiaman de l'entreprise de Hibbert, Purrier and Horton afin de s'aguerrir. À ce titre, il traverse deux fois l'océan Atlantique avant de retourner servir comme patron de canot pour Suckling, assurant les transports des hommes et des vivres avec la terre. Nelson apprend ensuite l'existence d'un projet d'expédition sous le commandement de Constantine John Phipps, destiné à enquêter sur un passage vers l'Inde par l'Arctique, le légendaire passage du Nord-Ouest. À sa demande, Suckling prend des dispositions pour que Nelson se joigne à l'expédition, comme aspirant à bord de la bombarde HMS Carcass. L'expédition n'est pas en mesure de trouver un chemin à travers le pack et est contraint de rebrousser chemin. Sur le voyage du retour de l'expédition vers la Grande-Bretagne en septembre 1773, Nelson retourne brièvement sur le Triumph, mais est, suite à un arrangement de Suckling, transféré sur le HMS Seahorse, l'un des deux navires qui se préparaient à appareiller pour les Indes.

Nelson s'embarque pour les Indes, le 19 novembre 1773, arrivant à Madras le 25 mai 1774. Nelson et l'HMS Seahorse passe le reste de l'année croisant au large de la côte et escortant des navires marchants. Avec le déclenchement de la première guerre anglo-marathe, la flotte britannique appuie la Compagnie anglaise des Indes orientales et au début de 1775 l'HMSSeahorse est envoyé escorter un navire de transport à Bombay, chargé de l'argent de la société. Le 19 février, l'HMS Seahorse est attaqué par deux ketchs ennemi, mais les repousse après un bref échange de tir. C'est la première participation à un combat de Nelson. Le reste de l'année est consacrée à l'escorte des convois, Nelson continuant à apprendre la navigation. Le capitaine Suckling devient contrôleur de la Marine en 1775 et se sert de sa position pour favoriser la carrière de Nelson. Au début de 1776, Nelson contracte le paludisme. Gravement malade, il est libéré de son poste le 14 mars et retourne en Angleterre à bord du HMS Dolphin, passant les six mois du voyage retour jusqu'à son arrivée en septembre 1776à récupérer. Son mentor, Suckling, a maintenant atteint le poste de Third Sea Lord (« Troisième Lord de la Mer ») et, par son influence, Nelson, encore aspirant, est désigné pour faire fonction de lieutenant à bord du HMS Worcester, puis se prépare à appareiller pour Gibraltar.

Le capitaine Horatio Nelson avec le Fort San Juan en arrière plan,1781. Cette peinture de John Francis Rigaud fut commencée et presque achevée avant la bataille. Nelson, alors lieutenant, reviendra avec le rang de capitaine. L'artiste rajoutera à ce moment les soutaches d'or des manches, qui témoignent de ce nouveau gradea 7.

Le HMS Worcester, sous le commandement du capitaine Mark Robinson, escorte un convoi le 3 décembre et est de retour en Grande-Bretagne avec un autre convoi en avril 1777. À son retour, Nelson se rend à Londres pour passer son examen de lieutenant, ce qu'il fait le 9 avril, devant les capitaines John Campbell, Abraham Nord et son oncle Maurice Suckling. Nelson reçoit dès le lendemain son affectation comme lieutenant en second sur le HMS Lowestoffe qui se préparait à appareiller vers la Jamaïque sous les ordres du capitaine William Locker. Le navire navigue du 16 mai au19 juillet et après s'être réapprovisionné, a effectué plusieurs voyages dans la mer des Caraïbes. Le déclenchement de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique est l'occasion pour Nelson de se distinguer. Le HMS Worcester capture plusieurs prises, dont l'une a été utilisée commeannexe et renommée Little Lucy. Nelson demande et reçoit son commandement et le dirige durant deux voyages. Locker, impressionné par les capacités de Nelson, le recommande au nouveau commandant en chef à la Jamaïque, Sir Peter Parker, lequel prend Nelson sur son navire amiral, leHMS Bristol. L'entrée des Français dans la guerre, appuyant les Américains, apporte d'autres objectifs pour la flotte de Parker et un grand nombre de prises sont faites fin 1778, ce qui permet à Nelson d'obtenir des parts de prise pour un montant d'environ 400 £, soit une prime correspondant à plus de 2 ans 1/2 de solde.

Parker le nomme comme « Master and Commander » du brick HMS Badger le 8 décembre. Nelson et le HMS Badger passent la majeure partie de1779 au large de la côte d'Amérique centrale, allant dans les colonies britanniques du Honduras et du Nicaragua, mais sans beaucoup d'interception de navires ennemis. À son retour à Port Royal, il apprend que Parker l'a promu capitaine le 11 juin et lui donne une autre affectation. Nelson, qui n'a à l'époque que vingt ans, remet le HMS Badger à Cuthbert Collingwood en attente de l'arrivée de son nouveau navire, une frégate capturée à la Francede 28 canons et intégrée à la Royal Navy sous le nom de HMS Hinchinbroke. Alors que Nelson patiente, des informations sur une flotte française commandée par Charles Henri d'Estaing approchant de la Jamaïque lui sont connues. Parker se hâte d'organiser sa défense, mettant Nelson au commandement du Fort Charles qui protégeait l'approche de Kingston. Mais Charles Henri d'Estaing fait route au nord, ne concrétisant jamais l'invasion supposée. Après cette alerte, Nelson prend le commandement du HMS Hinchinbroke le 1er septembre.

Le HMS Hinchinbroke appareille de Port Royal le 5 octobre 1779 et après s'être joint à plusieurs autres navires britanniques, capture un certain nombre de navires américains. À son retour en Jamaïque, en décembre, Nelson commence à être atteint de crises répétées de paludisme, mais il reste dans les Antilles afin d'être en mesure de prendre part à la tentative de capture des colonies espagnoles en Amérique centrale de John Dalling, avec notamment l'assaut sur la forteresse de San Juan au Nicaragua. Le HMS Hinchinbroke navigue dans les eaux de la Jamaïque en février 1780 comme escorte des forces d'invasion de Dalling et après avoir atteint l'embouchure du Colorado, il réussit un assaut sur le fort espagnol. Nelson reçoit des félicitations pour ce succès rapide puis est rappelé par Parker, et affecté au commandement de la frégate de 44 canons HMS Janus. Nelson est toutefois tombé gravement malade dans la jungle du Costa Rica, probablement atteint par une nouvelle crise de paludisme et n'est pas en mesure de prendre le commandement du navire. Il est déchargé de son commandement en août et renvoyé en Grande-Bretagne à bord du HMS Lion. Il arrive à la fin novembre et passe les mois suivants à récupérer. Retrouvant peu à peu la santé, il réclame une affectation. Le 15 août 1781, Nelson reçoit le commandement de la frégate HMS Albemarle.

 

Au commandement d'un navire 

 

Capitaine de l’Albemarle 

Le 23 octobre, Nelson reçoit l'ordre d'emmener l’Albermarle en mer afin d'encadrer un convoi de la Compagnie de Moscovie d'Elseneur jusqu'en Grande-Bretagne. Pour ce faire, les frégatesHMS Argo et HMS Enterprize sont également placées sous son commandement. Le convoi est escorté en Grande-Bretagne avec succès, malgré d'importantes tempêtes. Mal conçue, l’Albermarle subit des dégâts considérables lors des coups de vent qu'elle doit affronter, et a presque été détruit après une collision avec un navire du convoi. Nelson ramène finalement l’Albermarle à Portsmouth en février 1782. Là, le navire est réparé et Nelson reçoit l'ordre d'escorter un autre convoi partant de Cork pour le Québec. Nelson arrive au large de Terre-Neuve à la fin du mois de mai, avant de repartir chasser des corsaires américains. Nelson échoue dans sa quête, reprenant malgré tout plusieurs marchands britanniques capturés, et capturant un certain nombre de petits bateaux. En août, il échappe après une longue poursuite à une flotte menée par Louis-Philippe de Vaudreuil. Il retourne à Québec le 18 septembre, puis navigue de nouveau comme escorteur jusqu'à New York, arrivant à la mi-novembre et rencontrant l'amiral Samuel Hood, commandant de la flotte britannique basée là-bas. À la demande de Nelson, Hood le transfère avec son navire à sa flotte et il navigue avec lui jusqu'à son départ à destination des Antilles en novembre. À leur arrivée, la flotte prend position au large de la Jamaïque, en attendant l'arrivée de la flotte française de Vaudreuil. Nelson et l’Albermarle sont envoyés pour trouver des traces de l'ennemi, mais au début de 1783, il est devenu clair que les Français ont échappé à Hood. Pendant ce temps, Nelson avait concocté un plan pour mener l'assaut de la garnison française des îles Turques-et-Caïques. Prenant le commandement d'une petite flottille de frégates et de navires de taille modeste, il débarque, le 8 mars, 167 hommes et soutient leur avancée grâce à des bombardements. Les Français tiennent tête et Nelson est forcé de battre en retraite après plusieurs heures. Nelson est critiqué par plusieurs des officiers impliqués, mais Hood ne semble pas l'avoir réprimandé. Nelson passe le reste de la guerre à croiser dans les Antilles, capturant un certain nombre de navires français et espagnol. Après l'annonce de la paix, Nelson est renvoyé chez lui, arrivant en Grande-Bretagne à la fin du mois de juin 1783.

 

Île Niévès et mariage 

Frances « Fanny » Nisbet, Lady Nelson.

Nelson se rend à Saint-Omer en France à la fin de l'année 1783 avec des amis, et tente brièvement d'apprendre le français. Il retourne en Angleterre en janvier1784. Attiré par la politique, il envisage de se présenter au Parlement lors des élections en tant que partisan de William Pitt le Jeune mais n'est pas en mesure d'obtenir un siège. Il reçoit à la place le commandement de la frégate HMS Boreas et est affecté à l'application des Actes de Navigation dans les environs d'Antigua. Désormais considérés comme étrangers, les navires américains ne sont plus autorisés à commercer avec les colonies britanniques enmer des Caraïbes, une règle impopulaire à la fois dans les colonies et pour les Américains. Il sert sous l'amiral Richard Hughes mais entre souvent en conflit avec lui au sujet de l'interprétation des Actes de Navigation.

Après avoir saisit quatre navires américains au large de l'île Niévès, Nelson est poursuivi par les capitaines des navires pour « saisie illégale ». Comme les marchands de l'île Niévès les soutenaient, Nelson risque l'emprisonnement et doit rester séquestré sur le Boreas pendant huit mois. Il faut du temps pour que les tribunaux déboutent les capitaines de leurs prétentions, mais dans l'intervalle, Nelson rencontre Frances Nisbet, plus connu sous le surnom de « Fanny », une veuve originaire de l'île Niévès qui a déjà un fils de cinq ans prénommé Josiah. Nelson et Fanny se marient le 11 mars 1787 vers la fin de son service dans les Caraïbes. Nelson retourne en Angleterre, arrivant en juillet, et Fanny le rejoint plus tard. Fanny se révéla être une amie fidèle du père de Horatio.

 

Période de paix 

Nelson demeure avec le Boreas jusqu'à ce que celui-ci soit payé en novembre 1787. Avec Fanny, il partage ensuite son temps entre Londres et Bath, visitant occasionnellement ses amis dans le Norfolk. Ils s'installent finalement en 1788 dans la maison d'enfance de Nelson à Burnham Thorpe. Désormais en demi-solde, il tente de persuader l'Amirauté et d'autres personnes haut placées, comme Hood, de lui fournir un commandement. Il échoue dans sa requête car trop peu de navires sont disponibles dans la marine en temps de paix et Hood refuse de l'aider.

En 1792, le gouvernement révolutionnaire français annexe les Pays-Bas autrichiens — l'actuelle Belgique — qui est traditionnellement considéré comme un État « tampon ». Nelson est rappelé et reçoit le commandement du vaisseau de 64 canons HMS Agamemnon en janvier 1793. Le 1er février, la France déclare la guerre.

 

Service dans la mer Méditerranée 

Nelson navigue en mai sous le commandement du vice-amiral William Hotham, dont la flotte est rejointe plus tard dans le mois par le reste de la flotte de Samuel Hood. Ils naviguent tous ensemble vers Gibraltar avec l'intention d'établir la supériorité navale britannique dans la mer Méditerranée, et s'arrêtent à Toulon, s'ancrant au large du port en juillet. La ville est en grande partie sous le contrôle des Républicains modérés et des royalistes, mais est menacée par les forces de la Convention nationale qui marchent sur la ville. À court de vivres et doutant de leur capacité à se défendre par eux-mêmes, les autorités de la ville demandent à Hood qu'il prenne la ville sous sa protection. Hood accepte et envoie Nelson vers les Royaumes de Sardaigne et de Naples pour demander des renforts. Après le débarquement de détachements de Sardaigne, Nelson arrive à Naples au début du mois de septembre. Il y rencontre Ferdinand Ier des Deux-Siciles accompagnant l'ambassadeur britannique, William Hamilton. Lors des négociations en vue de l'envoi de renforts, Nelson rencontre pour la première fois la nouvelle femme d'Hamilton, Emma Hamilton. Les négociations sont rapides et 2 000 hommes et plusieurs navires sont rassemblés à la mi-septembre. Nelson prend la mer pour poursuivre une frégate française, mais échouant à la rattraper, s'embarque pour Livourne, puis la Corse. Il arrive à Toulon le 5 octobre, où il trouve une situation presque désespérée. Une grande armée française occupe les collines entourant la ville et la bombarde. Hood espère tout de même que la ville puisse tenir si plus de renforts arrivent et dans le même temps envoie Nelson se joindre à un escadron au large de Cagliari.

 

La Corse et le siège de Calvi 

Portait de Horatio Nelson par Robert Bowyer

Au début de la matinée du 22 octobre 1793, l’équipage de l’Agamemnon détecte cinq navires au loin. Nelson met le cap sur eux, et voit finalement une escadre française. Nelson donne rapidement la chasse, tirant sur le 40 canons Melpomene. Il inflige des dommages considérables au navire mais les autres embarcations françaises entrent aussi dans la bataille et, se rendant compte qu'il était à court de munitions, Nelson se retire et met le cap versCagliari, y arrivant le 24 octobre. Après avoir effectué les réparations, Nelson navigue de nouveau le 26 octobre à destination de Tunis avec un escadron sous les ordres du Commodore Robert Linzee. À l'arrivée, Nelson se voit confier le commandement d'un petit escadron composé de l’Agamemnon, trois frégates et un sloop, et a l'ordre d'organiser le blocus de la garnison française en Corse. À la fin du mois de décembre, les succès britanniques dans la mer Méditerranée sont contrariés par la prise de Toulon. Hood a échoué à prendre des dispositions appropriées pour un retrait et dix-huit navires de lignetombent dans les mains des Républicains. Avec ce contexte, la mission de Nelson en Corse prend une importance accrue, car l'île pourrait fournir unebase navale près des côtes françaises et les Britanniques disposaient du soutien de Pascal Paoli. Hood renforce l'escadre de Nelson avec d'autres navires, que Nelson utilise pour améliorer son blocus au cours du mois de janvier 1794.

Des troupes britanniques débarquent sur l'île le 7 février et Nelson intensifie le blocus au large de Bastia. Il passe la fin du mois à effectuer des raids le long de la côte en interceptant des navires ennemis. À la fin du mois de février, la ville de Saint-Florent tombe et les troupes britanniques sous le commandement du lieutenant-général David Dundas arrivent à la périphérie de Bastia. Toutefois Dundas évaluant les positions ennemies et se retire, arguant du fait que les Français étaient trop bien en place pour tenter un assaut. Nelson convaincu de l'importance de l'assaut, essaye de plaider pour une attaque auprès de Hood, mais les débats prolongés entre l'armée et les commandants de la marine font que Nelson ne reçoit pas l'autorisation de démarrer l'attaque avant la fin du mois de mars. Nelson commence à mettre à terre une partie de ses canons de ses navires et les place dans les collines entourant la ville. Le 11 avril, l'escadre britannique entre dans le port et ouvre le feu, tandis que Nelson prend le commandement des forces terrestres et ordonne le bombardement. Après quarante-cinq jours de combat, la ville se rend et Nelson commence alors à préparer un assaut sur Calvi en compagnie du lieutenant-général Charles Stuart.

Les deux hommes effectuent un débarquement le 19 juin et commencent immédiatement à placer les canons pour occuper les hauteurs qui entourent la ville. Alors que Nelson dirige un bombardement continu des positions ennemies, Stuart fait avancer ses hommes. Le 12 juillet, Nelson est à l'une des batteries quand un tir ennemi touche l'un des sacs de sable protégeant la position, pulvérisant du sable et des pierres sur Nelson et d'autres soldats. Touché à l'œil, Nelson est forcé de partir de la position. Il est rapidement soigné et retourne au combat. Le 18 juillet, la plupart des positions ennemies sont détruites, et la nuit, Stuart appuyé par Nelson, donne l'assaut de la principale position défensive et la capture. Repositionnant rapidement leurs canons, les Britanniques font subir à Calvi un bombardement constant, et la ville capitule le 10 août. La vision de Nelson est irrémédiablement endommagée et il perd en fin de compte la vue de son œil droit.

 

Gênes et le combat du Ça Ira 

Le combat du Ça Ira près de Nolile 14 mars 1795.

Après l'occupation de la Corse, Samuel Hood envoie Nelson à Gênes afin d'entamer des relations avec un allié potentiel important stratégiquement. Hood retourne ensuite en Angleterre, pour être remplacé par l'amiral William Hotham en tant que commandant en chef dans la Méditerranée. Nelson arrive à Livourne et alors que l’Agamemnon est en réparation, il a une brève liaison avec une femme, Adelaide Correglia. Hotham arrive avec le reste de la flotte en décembre, et l’Agamemnon navigue sur un certain nombre de croisières avec eux à la fin de l'année 1794 et au début de 1795.

Le 8 mars, Hotham apprend que la flotte française est en mer et met le cap pour la Corse. Il prend immédiatement la mer pour l'intercepter, avec un Nelson impatient de faire sa première bataille en flotte. Les Français sont réticents à engager le combat, et les deux flottes se suivent jusqu'au 12 mars, date où les Britanniques sont à portée de vue. Mais le lendemain, deux des navires français entrent en collision, en laissant le navire de 84 canons Ça Ira endommagé et à la traîne par rapport à la flotte française. Le capitaine Thomas Fremantle, à bord du HMS Inconstant de 36 canons saisit l'occasion et ouvre le feu. Le Ça Ira riposte et son énorme supériorité de feu force Fremantle à s'éloigner. L’Agamemnon passe devant bien que le navire de Nelson soit également moins armé et doté de moins d'hommes que le Ça Ira. Deux autres navires français, le Sans-Culotte et le Jean Bartapprochent de l'échange de tirs. Nelson continue cependant à se rapprocher de l’Agamemnon et des tirs de bordée s'échangent avec le Ça Ira pendant deux heures et demie, jusqu'à ce que l'arrivée des deux plus grands navires français force Nelson à se rabattre. De lourdes pertes et des dommages considérables sont infligés au Ça Ira. Les deux flottes continuent à se suivre, avant de finalement reprendre contact le 14 mars, et la bataille de Gênes débute. Nelson se joint aux autres navires britanniques en attaquant sa proie précédente, le Ça Ira, depuis remorqué par le Censeur. Fortement endommagés, les navires français sont finalement forcés de se rendre et Nelson prend possession du Censeur. La flotte française abandonne son plan d'invasion de la Corse et retourne au port.

 

Escarmouches et retraite de l'Italie 

Nelson et la flotte restent en mer Méditerranée pendant l'été, et le 4 juillet l’Agamemnon appareille de Saint-Florent avec une petite force composée de frégates et de sloops, à destination de Gênes. Le 6 juillet, il se heurte à la flotte française et se trouve lui-même poursuivi par plusieurs navires de ligne beaucoup plus grands que lui. Il accélère pour retourner à Saint-Florent, juste avant l'arrivée de la poursuite française, qui rompt le combat et bat en retraite à la suite de l'alerte donné par Nelson aux canons de la flotte britannique dans le port. Hotham commence la poursuite, suivant les Français aux îles d'Hyères. Un certain nombre de petits engagements sans actions décisives sont menés, et à la consternation de Nelson, il y a eu peu d'action.

Nelson est ensuite retourné vers Gênes, interceptant et inspectant des navires de commerces, et attrapant les navires suspects se rendant dans les ports ennemis et neutres. Il établit des plans ambitieux pour faire obstacle à la progression de l'Armée d'Italie, mais qui suscite peu d'intérêt de la part d'Hotham. En novembre, Hotham est remplacé par Hyde Parker, mais la situation en Italie se détériore rapidement, avec les Français faisant des raids autour de Gênes, et un fort sentiment jacobin au sein même de la ville. Finalement, un grand assaut français à la fin du mois de novembre casse les lignes alliés, et, en dépit des tentatives de Nelson pour sauver la situation en couvrant la retraite, il a trop peu de navires et les Britanniques sont forcés de se retirer des ports italiens. Nelson retourne en Corse, le 30 novembre, avec la colère de l'échec britannique, et des doutes sur le futur de sa carrière dans la Royal Navy.

 

John Jervis et l'évacuation de la Méditerranée 

En janvier 1796, le poste de commandant en chef de la flotte en mer Méditerranée est transmis à John Jervis, qui nomme Nelson commodore et lui laisse une certaine liberté sur l'organisation du blocus de la côte française. Il passe la première moitié de l'année à faire obstacle aux opérations françaises et à renforcer les positions anglaises et de ses alliés italiens. Malgré quelques succès en interceptant des petits navires de guerre français, Nelson commence à sentir que la présence britannique sur la péninsule italienne est en passe de devenir inutile.

En juin, l’Agamemnon est renvoyé en Grande-Bretagne pour des réparations et Nelson est nommé au commandement du navire de 74 canons HMS Captain. C'est également le même mois que les Français ont fondu sur Livourne et sont sur le point de capturer la ville. Nelson se précipite pour superviser l'évacuation des ressortissants britanniques et pour les transporter en Corse, puis Jervis lui ordonne de faire un blocus autour du port capturé par les français. En juillet, il supervise l'occupation de l'île d'Elbe, mais en septembre, les Génois abandonne leur neutralité pour se déclarer en faveur de la France. En octobre, l'avance des Français est telle que l'Amirauté conclut que la flotte ne peut plus être approvisionné et ordonne l'évacuation de la mer Méditerranée. Nelson aide à superviser le retrait de Corse, et en décembre 1796 il est à bord de la frégate HMS Minerve récemment capturée pour assurer l'évacuation de la garnison de l'île d'Elbe. Il navigue ensuite vers Gibraltar.

Une frégate espagnole, la Santa Sabina, est capturé et le lieutenant Thomas Hardy prend en charge le navire capturé. Le lendemain matin, deux navires de ligne espagnols et une frégate apparaissent. Nelson pense qu'il n'a pas d'autre choix que d'engager le combat. Mais Hardy, afin de sauver son commodore, sacrifie son propre navire en attirant sur lui le feu espagnol, laissant la voie libre à Nelson pour fuir. Le Santa Sabina est récupéré par les Espagnols et Hardy est capturé. Le capitaine espagnol qui était à bord du Minerve fut ensuite échangé contre Hardy à Gibraltar.

 

 

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