Catégories

Nous Suivre


facebook Twitter google+

~~~~
Nos coordonnées
~~~~

Elodie Jacquet
Team Elodie Etains
52 rue de la gare,
59181 Steenwerck
France
Tel: +33-328404213

1 rue Poumirau,
64190 Sus
France
Tel: +33-328412879

Blog: http://blog.team-elodie-etains.com/


Besoin d'un renseignement? telephonez au 03.28.40.42.13 de 9h a 19h

Louis Thomas Villaret de Joyeuse¤

Référence: Sg7villaretdejoyeuse.edp

Amiral Comte

Né le 29 mai 1748 à Auch

Mort en 1812 à Venise

 

Dimention: 13 cm

Alliage : 95 % Etain.

Etain massif coulé.


Finition de l'etain  Satiné.

 

Plus de détails


62,90 € TTC

Sg7villaretdejoyeuse.edp

Disponibilité : Disponible suivant Fabrication

Ajouter à ma liste

 
   

30 autres produits dans la même catégorie :

 

Gravure Offerte

Compléter le champ "Si vous voulez nous laisser un message à propos de votre commande, merci de l'écrire ici." qui sera sur le bon de  commande avec le texte de votre choix qui sera gravé sur une plaque adhésive accompagnant votre produit pour le personnaliser

 

Louis Thomas Villaret de Joyeuse

Louis Thomas Villaret de Joyeuse
Louis Thomas Villaret de Joyeuse
Naissance29 mai 1747
Auch
Décès24 juillet 1812  62 ans)
Venise
OrigineFrançais
AllégeanceRoyaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume des Français
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme
  • Maison militaire du roi de France,
  • puis Marine
Grade
  • Contre-amiral (1793),
  • Vice-amiral (1794),
  • Capitaine général
Service1763 - 1812
Conflits
  • Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique,
  • La Première coalition,
  • Guerres de l'Empire
CommandementAmiral commandant la 12e région militaire
Faits d’armes
  • Siège de Pondichéry (1778),
  • batailles pour Gondelour,
  • Combat de La Nayade devantMadras,
  • Bataille du 13 prairial an II,
  • Bataille de Groix,
  • Transport du corps expéditionnaire à Saint-Domingue
Distinctions
  •  Ordre de Saint-Louis: Grand'Croix (15 juillet 1783),
  • Légion d'honneur: chevalier (11 octobre 1803), grand officier (14 juin 1804), grand'croix(2 février 1805),
  • Comte
HommageSon nom sur l’Arc de Triomphe
Autres fonctions
  • Député au Conseil des Cinq-Cents (1797),
  • Capitaine général de La Martinique et de Sainte-Lucie (1802-1809),
  • Gouverneur général de Venise (1811-1812)
FamilleSes deux frères sont généraux.

Thomas Villaret de Joyeuse, puis (1789) Louis Thomas de Joyeuse, et en 1792 Louis Thomas Villaret-Joyeuse (29 mai 17471,Auch — 

24 juillet 1812, Venise). Son prénom à la naissance est Thomas, il change de prénom est 1789 sur les actes officiels où l'on peut lire Louis Thomas. Il signe Dejoyeuse avant 89, mais son nom Villaret de Joyeuse devient Villaret-Joyeuse en 1792 et il signe Villaret2.

Né dans une famille de militaires, Louis Thomas Villaret de Joyeuse est surtout connu pour avoir commandé les navires français lors de la bataille du 13 prairial an II. Mais comme le montre son dossier militaire sa carrière est riche et longue de l’Ancien Régime au Consulat. Il va connaître l’époque où la marine de Louis XVI peut affronter avec succès la Royal Navy pendant la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Il est alors un officier très apprécié de Pierre André de Suffren avec le quel il combat dans l’Océan Indien. Puis, il essaie d’éviter la fin de notre Marine de guerre pendant la Révolution du fait du manque d’entretien des navires, des défaites et de l’anarchie régnant dans les ports et les arsenaux. Contrairement à la plupart des autres officiers il n’émigre pas, devient amiral et commande la flotte lors de l’Expédition de Saint-Domingue.

Ce grand marin est aussi député au Corps législatif en l’an V et condamné à la déportation par la loi du 19 Fructidor an V. À la fin de sa vie gouverneur de La Martinique et meurt à Venise, ville dont il est le gouverneur. Son dossier militaire nous dit qu’il a fait 28 campagnes, a passé 16 ans et 1/2 à la mer et a été blessé deux fois, cinq campagnes dans l’Inde sous les ordres de Mr. De Suffren, trois combats dans la guerre de la révolution.

Sous l’Ancien Régime 

 

Sa jeunesse 

Quand il naît le 29 mai 1747 à Auch3, rien ne semble destiner Thomas Villaret de Joyeuse à devenir un amiral de la flotte pendant laTerreur. Sa famille tient un rang distingué dans cette ville de Gascogne où les marins sont relativement rares. Son père, François Villaret de Joyeuse est un ancien capitaine de dragons, devenu contrôleur receveur général des Domaines du Roy de la généralité d'Auch4. Sa mère, Thérèse de Courtade ou Courtade, est d’une famille établie de longue date à Auch.

Blason des Villaret de Joyeuse.

La famille Villaret de Joyeuse connaît une très rapide ascension sociale. Les deux frères de Thomas vont parvenir au grade de général5. Toutefois, bien que leur grand-père soit un ébéniste de Montpellier, leurs parents prétendent descendre d’une maison de chevalerie, les Villaret (Provence), grands maîtres de l’ordre de Malte en 1280 et 13066. Mais le blason des Villaret de Joyeuse : D'or à trois monts de gueules rangés en fasce, mouvant du bas de l'écu et sommés chacun d'une corneille de sable n'est adopté que par les descendants de l’ébéniste et l’oncle du futur amiral, bien que chef des ingénieurs géographes du roi ne signe que Villaret7.

Les actes de mariage des frère et sœur de Thomas reconnaissent à leur père la qualité d’écuyer, dès le mariage de sa fille. Joyeuse est d'ailleurs considéré comme un aristocrate par les révolutionnaires et son frère aîné émigre. Sous la Restauration, il s’attribue le titre de marquis, ce que personne pourtant ne contestera8. La plupart des encyclopédistes ou ses biographes le disent nobles9. Il est comte de l'Empire pour de nombreux historiens10.

Gendarmes et Chevau-Légers de la Maison du Roi (Gravure tirée de L'École de Mars de Manesson Mallet).

Le jeune Thomas fait de très solides études au collège des jésuites de sa ville natale et sa mère, femme pieuse, le verrait d’un bon œil embrasser l’état ecclésiastique. Mais, Louis n’est pas d’accord… La mer l’attire, il rêve d’être marin. Ses parents partent s'installer à Beauvais, puis à Versailles et à défaut de pouvoir lui faire endosser une soutane, a seize ans il est en 1764 Gendarme de la garde qui accompagne les carrosses du roi, qui relève de la Maison militaire du roi de France9. Selon le colonel Ortholan, auteur de l’Amiral Villaret-Joyeuse, son nom ne figure pas sur les registres de cette compagnie d’élite et il est peut-être garde de la Gendarmerie du roi qui compte huit compagnies et est certes un corps privilégié, mais moins prestigieux que celui des Gendarmes de la garde11.

Ce Gascon se fait rapidement apprécier par ses qualités de chef et son aptitude à l’apprentissage du métier des armes. Mais les duels sont restés fréquents, et on le retrouve souvent en train d’en découdre sur le pré. Il arrive que ces affrontements pour l’honneur se terminent mal : Louis tue un adversaire 9 et doit quitter en toute hâte ce corps d’élite qu'est la Maison militaire du roi de France12.

 

Apprentissage dans la Royale et la Compagnie des Indes (1765-1773) 

Thomas Villaret de Joyeuse commence sa carrière dans la marine à Rochefort.

Le 2 mai 1765, Thomas Villaret de Joyeuse s'embarque comme volontaire sur la flûte La Nourrice, armée à Rochefort13 pour un voyage de près d'un an à Cayenne et aux Antilles. La Nourrice est désarmée à Nantes. Il n'est qu'un simple volontaire, faute de pouvoir rentrer aux gardes de la marine, et c'est là une déchéance par rapport à la Maison militaire du roi de France. L’ordonnance du 17 septembre 1764 du secrétaire d’État à la marine est là pour permettre aux jeunes gens de bonne famille de devenir officier sans entrer dans l’une descompagnies des gardes de la marine, ce qui est très coûteux et demande une appartenance à la noblesse clairement établie14. Bien entendu, comme les officiers de la plume, les volontaires sont méprisés et leur avancement va être plus long.

Le 20 août 1766, Thomas part sur l'Éléphant, armé à Bordeaux, transportant des troupes aux Antilles, le navire est désarmé à Rochefort le6 mai 176715.

Le 15 mars 1768, au bout de deux ans de navigations, Joyeuse se voit nommer Enseigne de la Compagnie des Indes et officier16, sur la flûte Le Parham, de la Compagnie des Indes, armé à Rochefort, destinée à l'Île de Saint-Domingue et désarmée à Bordeaux17. Il rentre à l'amirauté pour y subir des examens lui permettant d'être capitaine d'un navire marchand, examens qu'il réussit.

Le 8 avril 1770, il retourne sur la flûte Le Parham, avec toujours le même capitaine depuis le 20 août 1766, un certain, Gilbert, et part à Saint-Domingue, mais le navire est désarmé àRochefort, le 6 septembre 177018.

Thomas Villaret de Joyeuse a le même grade, car il navigue en temps de paix, donc les avancements sont lents, surtout pour un volontaire. Les officiers bleus peuvent juste prétendre à devenir des officiers auxiliaires et Joyeuse navigue jusqu'ici sur de vieux bâtiments transportant des troupes ou des munitions. Du 6 septembre 1770 au 20 avril 1773, il n’est pas pendant plus de deux ans à la mer.

 

L'Océan Indien [modifier]

Aquarelle d’Antoine Roux, Bâtiments de la Compagnie des Indes, Musée de la marine, Paris.

Le 20 avril 1773 Thomas Villaret de Joyeuse part de Lorient et transporte des troupes à l'Isle de France (ancien nom de Maurice) et pour protéger l'établissement qu'on veut former à Madagascar. Il est capitaine en second de La Fortune, armée à Brest19. Joyeuse arrive à l'Isle de France début 1774 et navigue dès juin dans l'océan Indien, sur Le Coromandel jusqu'au 20 mai 1775 en face des côtes duBengale20.

Le 17 mai 1776 Thomas Villaret de Joyeuse repart à destination de Pondichéry et Mahé avec la corvette L'Atalante21.

Vue des magasins de la Compagnie des Indes à Pondichéry, de l'amirauté et de la maison du gouverneur, gravure, xviiie siècle (Lorient, Musée de la Compagnie des Indes).

C'est alors qu'éclate la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Lieutenant defrégate, il se retrouve sans bâtiment sur lequel embarquer à Pondichéry lorsque les Britanniques viennent mettre le siège devant cette place en 1778. Il offre ses services au gouverneur et déploie en ces circonstances des talents et une bravoure tels qu’il obtient le commandement de la flûte la Pintade, en 1779, grâce au récit que fait Guillaume Léonard de Bellecombe, au roi, de sa belle défense de Pondichéry. Il part en croisière sur la côte de Coromandel22. Ses appointements comme lieutenant de frégate ne sont que de 840 livres20, mais il a enfin de l'avancement.

Le 1er janvier 1778 il repart de l'Isle de France (ancien nom de Maurice) sur une flûte, La Pintade à destination de Pondichéry et Mahé.

En 1779, Thomas de Joyeuse est capitaine de la corvette La Dauphine et fait du cabotage pendant 6 mois entre l'île Bourbon etMadagascar23 L'année suivante, il est l'un des officiers du vaisseau le Brillant, vaisseau de la Compagnie des Indes de 1.100 tonneaux et 58 canons. Il part de l'Isle de France en croisière sur le Banc des Aiguilles, au sud de l'océan Indien, pendant 23 mois et 4 jours20

 

Un officier bleu promu par Suffren 

bataille de Gondelour.

Pierre André de Suffren le nomme capitaine de brûlot et le 28  octobre 1781 lui confie le commandement du brûlot Le Pulvériseur avec lequel il navigue pendant 11 mois. Ses appointements comme capitaine de brûlot sont de 1500 livres20. Cet amiral célèbre démêle bientôt parmi tant d'officiers distingués qui servent sous ses ordres, le mérite de Villaret de Joyeuse. Au siège de Gondelour, il le choisit pour aide de camp24.

Dans l’escadre de Pierre André de Suffren, il commande de la frégate La Bellone après la bataille pour Gondelour, avec laquelle il fait différentes croisières pendant 8 mois, à Achem et en Malaisie. Il revient à Trinquemalé, ou le vieil amiral lui confie la corvette La Nayade20. C’est avec bâtiment que Joyeuse se trouve chargé d'une mission difficile, qui demande une expérience consommée et une grande résolution. Il s'agit d'avertir Antoine de Thomassin de Peinier, qui avec une division navale a été envoyé pour nettoyer la rade deMadras, qu'une escadre anglaise beaucoup plus forte que la sienne croise au large de cette côte, épiant les vaisseaux français, dont elle espère bien faire sa proie. Pour les prévenir à temps, il faut passer au milieu de cette escadre anglaise. Je vous ai choisi, lui dit Suffren, parce que j'ai besoin d'un homme de tête ; faites tout ce que vous pourrez pour remplir votre mission, je vous donne carte blanche. Vous serez chassé en allant ou en revenant : vous serez probablement pris ; mais vous vous battrez bien, c'est ce que je veux25. Louis Thomas estime avoir à effectuer une mission très dangereuse sur un bâtiment médiocre, une charrette, le bailli Pierre André de Suffren lui répond : Si quelqu'un peut tirer parti de cette charrette, c'est vous. Villaret commentera ce propos quelques années plus tard : Le seigneur Jupiter savait dorer la pilule.

Sculpture de Pierre André de Suffren, venant d'un vaisseau duxixe siècle.

Arrivé aux atterrages de Madras, mais n'ayant pu mettre la vigilance de l'ennemi en défaut, Villaret veut au moins en succombant, faire connaître à la division qu'il avait mission de sauver le danger qui la menace. Le vaisseau de ligne anglais Le Sceptre, de 64 canons, lui donne déjà chasse. Villaret fait monter sur le pont de La Nayade tout son équipage, composé de 120 hommes, et leur dit : Ce n'est qu'un bâtiment armé par la compagnie des Indes, des braves comme vous ne se laisseront pas prendre par un marchand. On lui répond par des acclamations, et tout est disposé pour le combat. Villaret ne commence cependant la canonnade que lorsqu'il est près de la rote, et qu'il a atteint le point on les Français peuvent le voir. Là, sans autre espoir que d'avertir les siens, la plus terrible lutte s'engage. Pendant huit heures26 une faible corvette de 18 canons résiste à un vaisseau de ligne, et cela à une distance si rapprochée, que le Commodore anglais se fait clairement entendre, en criant à M. de Villaret : Brave jeune a homme, conservez à votre roi un officier qui sait si bien défendre son pavillon. La corvette, entièrement démâtée, avec huit pieds d'eau dans sa cale, ayant perdu les trois quarts de son équipage et près de couler bas se rend enfin. Mais les vaisseaux français, instruits de la présence de l'ennemi, doivent leur salut à ce dévouement héroïque.

Le capitaine du Sceptre refuse l'épée si vaillamment défendue, que son prisonnier veut lui remettre:

- Monsieur, vous nous donnez une bien belle frégate, mais vous nous l’avez fait payer bien cher !

Les Anglais comblent Villaret de marques d'estime. Il est échangé peu de temps après, et M. de Bussy qui commande les forces de terre française dans l'Inde, le décore de l'une des trois croix de l’ordre de Saint-Louis que le roi avait mises à sa disposition27.

Joyeuse sert alors sur le Héros, en tant qu’aide de camp de Suffren. ; en 1783 il commande une prise, la frégate Coventry, avec le grade de lieutenant de vaisseau. Suffren lui obtient aussi la grand-croix de l’ordre de Saint-Louis. C’est donc Suffren en campagne dans l’océan Indien qui le fait entrer dans le Grand Corps ce qui aurait été éventuellement plus difficile en France où ses origines nobles auraient probablement fait l’objet d’un examen préalable.

Gravure de Batavia.

Il a en 1783, l'ordre d'aller à Batavia pour traiter avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales d'intérêts importants. À son arrivée, il salue la place selon l'usage. Le commandant hollandais ne lui ayant pas fait rendre le salut, il s'embosse pendant la nuit, et fait signifier que si on ne lui rend pas le lendemain les honneurs qui lui sont dus, il foudroie la place. Dès les premiers rayons du soleil, la frégate française est saluée d'autant de coups de canon qu'elle en a tirés la veille. Les négociations sont conduites avec la même fermeté, et Villaret obtient tout ce qu'il demande28.

 

Brest 

Thomas Villaret de Joyeuse.

Joyeuse ne revient en France qu'après la conclusion de la paix. Il rentre à Brest et prend le commandement de la frégate La Railleuse Thomas a 35 ans, il a le grade de lieutenant de vaisseau le 15 juillet 1784 et ses appointements sont de 1 600 livres20, mais il est nommé successivement lieutenant de vaisseau, major de la marine à Lorient, certainement grâce à Pierre André de Suffren. Il est témoin avec lui au mariage d'André de Rambaud et Agathe Mottet, le 7 mars 1785 à la paroisse Saint-Louis de Versailles. Ce Rambaud a été décoré lui-aussi de l'une des trois croix de l’ordre de Saint-Louis distribuées pendant la campagne aux Indes. Il est le beau-frère de Georges Pléville Le Pelley, autre futur amiral de la Marine de la république29.

Thomas Villaret de Joyeuse de son côté se marie le 13 mai 1788 à Lorient avec Félicité de Villars de Roche (1752-1808), fille d’un capitaine d’infanterie. Le comte d'Hector (1722-1808) en qualité de Commandant de la Marine à Brest et la cour donnent la permission de se marier à Messire Louis Thomas de Villaret, chevalier de Joyeuse, chevalier de l’ordre de Saint-Louis30. Ils ont une fille et deux fils, dont Alexis Jean Marie, né àLorient en 1788, futur capitaine de vaisseau, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et de la Légion d'honneur.

Comme Pierre André de Suffren ou Georges Pléville Le Pelley, il est franc-maçon. Membre honoraire de la loge Harmonie à l'Orient de Saint-Pierre à la Martinique, il devient membre du chapitre31, puis vénérable de la loge L’U n i o n de Lorient. Beaucoup d'officiers de la Marine royale sont francs-maçons.

 

Conclusion 

Villaret de Joyeuse fut un capitaine exceptionnel sachant maintenir ordre et discipline dans son équipage lorsque tous les autres se mutinaient et fut aussi un combattant courageux très estimé par Suffren.Du fait d’une crise d’hydropisie le terrasse peu après, le 24 juillet 1812. Louis Thomas Villaret de Joyeuse est enterré à Venise et son nom est sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile, à côté de ceux des soldats les plus valeureux de la Révolution et de l’Empire. Si son bilan comme amiral se solde par une suite de défaites, voire de désastres, son talent de tacticien et ses qualités de général en chef restent indéniables, alors même qu’il a dû exercer ses commandements d'escadre dans la période la plus sombre de l'Histoire de la Marine française, sans avoir eu seulement le temps d’acquérir la moindre expérience de la fonction. « On ne lui a donné à commander que des escadres mal équipées, de mauvais équipages et des officiers pire encore. On ne pouvait faire mieux que ce qu’il a réussi à accomplir avec eux et malgré eux. » H.E. Jenkins : Histoire de la Marine Française, Reconnaissons qu’il fallait du courage pour accepter fin 1793 le commandement d’une flotte « réorganisée » par un Jeanbon Saint André et du talent pour la conduire dans un combat, certes perdu, mais de façon honorable en Prairial. De ce fait, la présence de son nom n’est pas déplacée sur les piliers de l’Arc de Triomphe. Toutefois son rôle de porte-parole du lobby esclavagiste sous le Directoireternit sérieusement son image. La seule défense – si c’en est une – que l’on puisse lui trouver sur ce plan c’est qu’il fut loin d’être le seul : la quasi-totalité des élites et de ses pairs furent à la même époque ou sous le Consulat des partisans de l’esclavage (Ganteaume, Bruix, Forfait, etc.) ; les prises de position courageuses de l’amiral Truguet dans ce domaine furent une exception rarissime.

 

 

Panier  

Aucun produit

Expédition 0,00 €
Total 0,00 €

Panier Commander